SPORT: Le syndrome de l'imposteur : pourquoi il n'est jamais trop tard pour apprendre
- Alexandre Alezier

- 10 juil.
- 3 min de lecture

Le saviez-vous ?
Votre cerveau est un "sculpteur" permanent !
Jusque dans les années 90, la science pensait que nous naissions avec un stock de
neurones définitif qui ne faisait que diminuer. On sait aujourd'hui que c’est faux
grâce à la neurogenèse.
Une étude célèbre a montré que des adultes apprenant à jongler voyaient la densité
de leur matière grise augmenter dans les zones liées à la perception du mouvement
en seulement 3 mois. Le plus fascinant ? Dès qu'ils arrêtaient de pratiquer, ces
zones rétrécissent.
À l'âge adulte, il y a parfois un sentiment d'être à la traîne pour la pratique d’une activité sportive.
Nous voulons pratiquer un sport collectif, on arrive à l'endroit et la nous avons l’impression que
tout le monde maîtrise les codes, sauf nous. Vous n'êtes pas seul ! 80% des adultes qui
repoussent leur reprise du sport le font par peur de ne pas être à la hauteur. C'est normal d'avoir
peur de l'inconnu, surtout quand on parle de son propre corps.
"Votre cerveau est une machine à apprendre (à tout âge !)"
Si vous avez peur d'avoir l'air gauche en essayant une nouvelle discipline, j'ai une excellente
nouvelle pour vous : c'est précisément ce moment de "flou" qui fait le plus de bien à votre santé.
Pendant longtemps, on a cru que notre cerveau était figé une fois adulte. Les neurosciences
modernes, notamment les travaux sur la neuroplasticité, prouvent le contraire. À chaque fois
que vous apprenez un nouveau geste (lancer un disque, coordonner vos bras pour un service,
trouver votre équilibre), votre cerveau crée de nouvelles connexions. Il se remodèle
littéralement.
Mieux encore : l'activité physique stimule la production d'une protéine appelée BDNF, que les
chercheurs surnomment souvent "l’engrais du cerveau". Elle aide vos neurones à se régénérer et
améliore votre mémoire.
Alors, quand vous hésitez sur un mouvement pendant la séance, ne vous dites pas "Je ne suis
pas doué", dites-vous : "Mon cerveau est en train de se muscler". En multisports, l'erreur n'est
pas un échec, c'est le signal biologique que votre système nerveux est en plein entraînement.
Vous n'êtes pas un imposteur, vous êtes un apprenant, et c'est la meilleure posture pour rester
jeune de corps et d'esprit.
La "Myélinisation" : La clé de la fluidité
Pourquoi un geste paraît-il gauche au début ? Quand on apprend un nouveau mouvement, les
neurones communiquent. Plus on pratique, plus une substance appelée myéline (une gaine
isolante) entoure ces connexions. Le résultat : L'information circule plus vite. Ce qui demandait
une concentration immense (ex: "où dois-je mettre mon pied pendant ce squat ?") devient un
automatisme. Chez l'adulte, l'apprentissage moteur (le corps) est lié à la mémoire procédurale.
Contrairement à la mémoire des noms ou des dates qui peut décliner, la mémoire des gestes
est extrêmement robuste. Une fois qu'une connexion est créée, elle reste accessible. Le
bénéfice : En variant les sports, tu développes une "bibliothèque de mouvements". Plus cette
bibliothèque est riche, plus l'adulte se sent capable d'affronter des situations imprévues (ne pas
tomber sur un sol glissant, réagir vite si un objet tombe, etc.).
En conclusion, considérez votre cerveau comme un GPS. Si vous ne sortez jamais de votre
quartier (vos habitudes), la carte reste vide. Le multisports, c’est mettre votre GPS à jour. En
apprenant à votre corps de nouvelles disciplines, vous forcez votre cerveau à calculer des
itinéraires, à créer des raccourcis et à rester 'éveillé'. C'est le meilleur bouclier contre le
vieillissement cérébral.
À propos de votre coach

Bonjour, je suis Alexandre, éducateur sportif
diplômé spécialisé en activité physique pour
tous. > Ma mission est de rendre le sport accessible
et ludique pour tous les adultes, peu importe leur
niveau de départ. Spécialiste de l'initiation
multisports, je crée des séances bienveillantes où
l'on apprend à bouger intelligemment, en toute
sécurité, et surtout avec le sourire.




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